Riad Nouri toujours plus haut !

AC Ajaccio

Dimanche, contre Furiani, Riad Nouri – qui est déjà le joueur le plus capé de l’histoire de l’ACA depuis le mois de novembre – a dépassé Etienne Sansonnetti à la deuxième place des meilleurs buteurs historiques du club. Avec 62 buts à son actif, Riad Nouri n’est plus qu’à 8 buts du recordman en la matière, François M’Pelé.Si Riad a un nouveau record historique en vue, son principal objectif est bien ailleurs… Nous l’avons rencontré au terme de cette belle victoire acquise devant Furiani. 

Riad Nouri toujours plus haut

Riad, est-ce que le nom d’Etienne Sansonnetti te parle ?
Ah oui, bien sûr que ça me parle. Je suis à Ajaccio depuis tant de temps que forcément je connais toutes les légendes de l’ACA.

Avec tes deux réalisations contre Furiani, tu l’as dépassé au nombre des buts marqués sous les couleurs de l’ACA. Après être devenu le joueur le plus capé du club, te voici à présent le deuxième meilleur buteur de l’histoire devant Etienne Sansonnetti. D’ailleurs, François M’Pelé n’est plus très loin...
Le plus important pour moi est de permettre à l’ACA de finir dans les deux premiers du championnat pour accéder. Bien entendu, plus il y aura de buts et mieux ce sera. Néanmoins c’est un record que j’ai en tête, sinon on ne joue pas au football. J’y fais donc attention mais je me répète, ce n’est pas l’objectif premier recherché, loin de là.

François M’Pelé, le buteur historique du club, se trouve à moins d’une dizaine de buts devant toi. Pour battre ce nouveau record, peut-être qu’il te faudra poursuivre une saison supplémentaire…
L’idée de battre ce record ne sera pas un argument pour me faire signer une saison supplémentaire. Si je prolonge, ce sera avant tout pour aider le club. C’est la situation actuelle de l’ACA qui doit être source de motivation pour continuer ou pas.

Revenons à ce match face à Furiani, j’ai l’impression que l’ACA a signé sa meilleure prestation depuis le début de la saison. Qu’en penses-tu ?
Oui, je suis d’accord. Nous avons joué notre meilleur match. C’était le plus abouti et le plus complet. Nous avons aussi réalisé de gros matchs contre le Gallia Lucciana et Borgo, mais face à Furiani nous avons vraiment maîtrisé la partie et nous nous sommes procuré plus d’occasions de but. Nous en avons aussi concédé moins. A nous de reproduire ce genre de prestation.

Pendant longtemps, nous avons vu un groupe, avec une évolution et une progression, certes, mais depuis quelques matchs, nous avons l’impression qu’une vraie équipe commence à se dégager. Est-ce ton sentiment ?
Je suis d’accord. Nous récoltons les fruits de notre travail depuis de nombreuses semaines. Nous nous connaissons de mieux en mieux et les automatismes commencent à être huilés. Ce n’est qu’avec du travail que nous pouvons arriver à ce résultat. En septembre, lorsque nous sommes retournés sur le terrain, c’était impossible d’avoir cette cohésion.

Avec cette victoire, l’ACA reste maître de son destin et garde un petit coussin de sécurité sur le troisième, le Gallia qui était exempt ce dimanche. C’est important pour vous de garder ces six points d’avance, avant ce double déplacement à Lucciana et à Borgo en avril prochain?
C’est exactement ce que je disais à un de mes coéquipiers tout à l’heure. Nous devons absolument arriver avant ces deux matchs-là avec un ou deux jokers. Pour l’instant, nous sommes bien partis pour les avoir mais le chemin est encore long. Nous pouvons nous faire accrocher n’importe où et par n’importe qui. Mais nous devons surtout prendre les matchs les uns après les autres et ne pas calculer

Ce sont des matchs que vous craignez ?
Nous devons arriver à ces matchs-là avec des jokers dans la manche car ce sont des réserves de clubs qui évoluent en N2 et N3. S’il y a quelque chose à jouer pour eux, ils pourraient aligner une armada contre nous. C’est pourquoi nous devons absolument garder un matelas d’avance avant ces oppositions.

Au début du mois de septembre, on croyait l’ACA mort et pourtant, il est toujours là. Quel bilan peux-tu faire de ces quatre premiers mois de reconstruction ?
Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est « travail ». Il faut que les supporters sachent que cela n’a pas été évident du tout. Nous partons vraiment de très très très loin. Nous avons repris tardivement avec en plus le handicap lié au règlement des mutés. Avec Antho (Lippini), nous nous creusons souvent la tête pour composer les groupes. Au-delà du problème posé par les mutés, nous avons aussi beaucoup de garçons qui travaillent. Nous nous demandons toujours qui va venir à l’entraînement, ou pas. Ils ont des impératifs tout à fait légitimes et nous devons nous adapter. C’est ça qui a été le plus dur. Mais si nous arrivons à atteindre nos objectifs, notre réussite n’en sera que plus belle. Certains déplacements sont également compliqués. Nous ferons le bilan en fin de saison.

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