Nous avons la joie ce vendredi de vous annoncer le retour à l’ACA d’un enfant du club, François-Joseph Sollacaro.
Bianc’è rossu depuis son plus jeune âge, François-Joseph a fait toutes ses classes à l’ACA, des débutants jusqu’à la Ligue 1. Présent dans le groupe professionnel depuis 2015, François-Joseph a côtoyé des gardiens de but comme Riffi Mandanda, Jean-Louis Leca, Benjamin Leroy ou Mathieu Michel avant de devenir le numéro un de son club de cœur, en Ligue 1, au cours de la saison 2023-2024.
François-Joseph a, à ce jour, porté 71 fois la tunique de l’équipe première de l’ACA, dont 17 fois en Ligue 1 et 49 fois en Ligue 2. Aujourd’hui, il retrouve la maison acéiste, séduit par le projet de reconstruction que nous menons collectivement.
François-Joseph, te voilà de retour à l’ACA, un an après la catastrophe que nous avons tous connue. Il t’a fallu du temps pour digérer tout ça ?
Oui, bien sûr, il m’a fallu un an pour avaler la pilule et c’était particulièrement compliqué. Mais cela fait très longtemps que je discute avec les nouveaux dirigeants. L’an passé déjà, nous avons beaucoup échangé à propos de l’avenir du club. Les dirigeants m’ont toujours laissé la porte ouverte, me disant notamment que l’ACA était et resterait toujours ma maison. On m’a dit dès le départ que la porte du club serait toujours ouverte pour moi. Mais j’avais besoin de temps. Puis nous nous sommes croisés de nouveau, nous avons eu des discussions, de sorte que, petit à petit, je me retrouve de nouveau licencié à l’ACA.
Ce qui s’est passé l’année dernière a été un traumatisme pour beaucoup de personnes, surtout pour les joueurs comme toi, qui sont les vrais enfants du club…
Oui, voir disparaître le club a été un traumatisme pour moi. Ce fait a été plus perturbant que mon cas personnel, à vrai dire. Ensuite, ce qui m’a fait mal, c’est d’être resté dans l’attente permanente. On nous a tout d’abord dit que le club devait rester au niveau professionnel, que ce soit en National ou en Ligue 2. J’ai donc mis un certain temps à digérer tout ça. J’ai beaucoup cogité pendant un an. L’an passé, je n’étais pas prêt à rejouer. En tout cas, je n’aurais pas été à 100 % de mes moyens.
Qu’est-ce qui te plaît dans l’ACA d’aujourd’hui ? Le projet ?
Oui. Un projet commun avec les nouveaux dirigeants. Je viens d’avoir 32 ans et je me fixe de nouveaux objectifs. J’aimerais beaucoup me dire, quand j’arrêterai le football dans 5 ou 6 ans, que l’ACA a retrouvé le professionnalisme, en Ligue 3 par exemple. À vrai dire, aider l’ACA à retrouver l’échelon professionnel est mon premier objectif. Maintenant, il ne faut pas croire que ça va être facile, y compris cette saison. La R1 est un championnat que je connais bien, puisque mon frère y joue. Le niveau est bien meilleur que par le passé. À nous de relever ce défi et de retrouver le niveau national dès la saison prochaine.
Ton retour fait grandir le quota de ces anciens joueurs professionnels qui donnent un sacré coup de main. C’est motivant pour toi de retrouver certains anciens coéquipiers ?
Oui, c’est très important pour moi, même si nous ne nous sommes jamais perdus de vue. Nous avons vécu tellement de belles choses, que ce soient les montées ou même les maintiens. Ce sont des liens forts.



