Avant d’évoluer au stade François Coty, l’ACA a écrit les premières pages de son histoire au stade Jean Lluis de 1922 à 1968. L’enceinte sportive était située dans le quartier « I Salini » à l’entrée sud de la ville d’Ajaccio. Devant la multiplication des sociétés sportives sur l’île et la règlementation de la place du Diamant par la mairie en 1917 (en raison de nombreuses plaintes du voisinage), l’idée de construire un stade omnisports a fait son chemin parmi la municipalité et l’équipe dirigeante de l’ACA. C’est en 1920 que le président du club, Jean Lluis présente un projet de stade pour des activités sportives. Les dirigeants ajacciens achètent dès lors un morceau de terrain près de la voie ferrée à la sortie de la ville, au lieu-dit des Salines, appartenant au département de Corse-du-Sud (une parcelle a été vendue, une autre donnée à l’Athletic Club Ajaccien). Après divers souscriptions, subventions de la ville, et un emprunt auprès de M. François-Coty, industriel ajaccien de grande renommée (12 000 francs), l’ACA devient propriétaire du terrain en 1921. La construction fût achevée et inaugurée le 8 octobre 1922. L’ACA a alors l’obligation de mettre son terrain à disposition d’autres sociétés sportives associées à une fédération. C’est ainsi que le stade Jean-Lluis est devenu l’antre du sport ajaccien pendant près de cinquante ans. La structure pouvait accueillir jusqu’à 5 000 spectateurs. Le stade Jean-Lluis a connu les deux premières saisons professionnelles de l’ACA en D2 (1965-1966 et 1966-1967) dont le titre de Champion de France D2, une saison de D1 complète (1967-1968) ainsi que les 13 premières journées de la saison D1 1968-1969.